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Brexit : semaine sous haute tension

glawavocats
17 mars 2019
1 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 mars 2019

Le divorce est programmé pour le 29 mars. Cependant, ni le Royaume-Uni ni l'Union européenne ont une idée de ce que sera la vie après.


Depuis que les députés britanniques ont massivement rejeté l'accord avec l'UE le 15 janvier dernier, le plan de Theresa May est d'obtenir de l'Union des concessions aptes à faire changer d'avis suffisamment d'élus conservateurs tout en jouant sur la peur d'un no deal le 29 mars ou d'un report de cette date.


Demain, Mardi 12 mars, les élus britanniques vont voter pour choisir entre l'accord de sortie que Theresa May a négocié ou la possibilité de demander un report à Bruxelles. Depuis janvier, elle a tenté d'obtenir des dirigeants européens des concessions sur le texte afin de le rendre acceptable aux yeux du Parlement britannique.


Bruxelles a jusqu'alors refusé toute modification mais Theresa May pourrait disposer de soutiens supplémentaires mardi lors du nouveau vote puisque certains Brexiters pourraient considérer cet accord comme la dernière offre qui sera faite pour quitter l'UE et dès lors, l'accepter en votant pour, plutôt que de prendre le risque d'une remise en cause de la sortie de l'UE.


Si les députés approuvent l'accord, le Royaume-Uni sortira de l'UE et une période de transition sera mise en place.


Si les députés votent contre, Theresa May leur demandera dès mercredi 13 mars s'ils veulent quitter l'UE sans accord. Cela causerait de multiples perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE.


Si les députés rejettent l'accord et refusent de quitter l'UE sans accord, un troisième vote est prévu jeudi 14 mars pour repousser le Brexit pour une période qui n'irait pas au-delà du 2 juillet 2019.


Marion Lautar

Avocat à la Cour

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